Demande ouverte aux chefs des nations du G8 et autres donateursMerci de signer notre pétition électronique, ici-bas, et de soutenir notre campagne visant à rectifier une situation qui menace la vie et le bien-être de millions de personnes affectées par le paludisme, la tuberculose et le VIH à travers le monde. Nous ferons suivre la pétition, incluant votre signature, votre nom et votre affiliation (facultative), aux chefs des nations du G8 et autres donateurs en juillet 2012. Merci pour votre soutien. Ici, vous pouvez également accéder à la nouvelle affiche, développée par des réseaux de femmes vivant avec le VIH à travers le monde, qui souligne nos préoccupations. ![]() Clickez sur l'image pour télécharger la version PDF 1er décembre 2011
Monsieur le Président Obama, Madame la Chancelière Merkel, Monsieur le Premier ministre Harper, Monsieur le Premier ministre Cameron, Monsieur le Président Sarkozy, Monsieur le Premier ministre Monty, Monsieur le Premier ministre Noda et Monsieur le Premier ministre Putin :
Objet : LES BAILLEURS SE RETIRENT – LES FEMMES MEURENT : La crise du Fonds mondial constitue une peine de mort pour tous, incluant femmes et enfants, qui représentent plus de la moitié des infections dans le monde
En ce 1erdécembre, Journée mondiale du sida, nous vous adressons cette lettre, distingués représentants du G8, de la part des groupes de femmes, des coalitions de femmes vivant avec le VIH, et des autres organisations qui travaillent pour et avec les femmes atteintes par le VIH, le paludisme et la tuberculose. Nous sommes à la fois déconcertées et attristées d’apprendre que des coupures budgétaires affecteront le Fonds mondial de lutte contre le sida, la tuberculose et le paludisme, annulant la prochaine ronde de financement, la 11ème depuis la création du fonds.
Vous êtes sans aucun doute conscient du fait que le Fonds mondial représente la source la plus importante de financement institutionnel en ce qui a trait aux trois épidémies du sida, du paludisme et de la tuberculose. En ne respectant pas la promesse que vous aviez faite lors du sommet du G8 à Gleneagles, d’octroyer un montant additionnel de 50 milliards d’ici 2010, le Fonds mondial aura difficulté à maintenir ses activités présentes. De plus, il sera tout à fait impossible d’offrir des traitements du VIH aux 7.6 millions de personnes qui en ont toujours besoin, dont les femmes représentent au moins la moitié. Nous, femmes de partout dans le monde, nous tissons les liens sociaux de nos communautés, nous travaillons à l’intérieur et en dehors de nos maisons et ménages, nous nous occupons de nos enfants et de nos malades, et nous veillons au fonctionnement harmonieux de nos familles et de nos communautés.
Des dizaines de milliers d’enfants vont mourir de paludisme, parce que leurs familles ne sont pas en mesure de débourser les 5 dollars requis pour acheter un filet anti-moustiques, le 1 dollar que coute un test de diagnostique, ou le 1 dollar pour une dose de médicaments anti-paludisme. Est-ce là votre intention? Ce sont nos enfants, distingués représentants du G8, et vous aussi, vous êtes responsables de leur bien-être et de leur survie.
Nous savons que l’argent ne manque pas. Le budget alloué pour une journée d’activités militaires et de défense nationale pourrait facilement couvrir plus d’une année d’activités pour le Fonds mondial —faisant toute la différence dans nos vies. Pourquoi est-il si facile de trouver de l’argent pour tuer, mais pas pour sauver des vies? Il est tard, mais il reste encore du temps pour remédier à la situation. Il est important que les pays qui ont promis leur soutien contribuent au Fonds mondial immédiatement, et que les autres pays appuient cette cause importante. Distingués représentants du G8, nous vous implorons d’insister auprès des pays qui manquent à leur promesse ou qui tardent à contribuer au Fonds mondial de le faire immédiatement. Il est temps d’agir : c’est une question de vie ou de mort.
Nous exigeons une rencontre d’urgence des bailleurs de fonds, afin de lever 2 milliards de dollars pour une nouvelle ronde de financement du Fonds mondial. Nous espérons que d’ici juillet 2012, date de la conférence internationale sur le VIH à Washington, un nouvel appel aux propositions aura été lancé.
Distingués représentants du G8, nous sommes vos citoyennes, vos habitantes, vos employées, vos payeurs de taxes, et ceux et celles qui bénéficient de votre financement. Nous représentons des perspectives diverses et variées, nous sommes des restauratrices, des chauffeurs d’autobus, des avocates, des travailleuses de la petite enfance, des professeures, des politiciennes, des femmes de ménage et des docteurs. Nous vous élisons, en nous attendant à ce que vous nous écoutiez et que vous soyez attentifs à nos besoins. Notre voix collective vous implore d’honorer votre promesses de financement additionnel pour le Fonds mondial, et pour sauver nos vies et les vies des femmes, des enfants et de tous ceux que nous aimons.
Sincèrement,
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